Terminer

Et oui! Le secondaire est terminé pour nous. Ma fille est inscrite à la formation aux adultes pour septembre prochain afin de finir son français secondaire 5. Elle a fini ses examens d’anglais enrichie aujourd’hui (elle a été classé anglais enrichie après le test de classement) et elle termine son 2e examen de maths secondaire 4 cette semaine. Il lui en reste 2 autres et ce sera fini  n-nini 🙂

Pour sa part, mon fils termine son premier cahier de français secondaire 5 (il lui en reste 2) et il a été accepté pour le DEP en dessin de bâtiments. Donc, en septembre, c’est l’école « pour vrai » hihihihi + les 2 derniers cahiers de français secondaire 5 à la formation aux adultes.

Après 12 ans d’école-maison, je vais me souhaiter un bel été reposant ainsi qu’à vous 🙂

En septembre, je continue donc le primaire avec ma p’tite dernière 🙂

Tourlou

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Passer par les États-Unis pour l’obtention d’un diplôme

Dans un billet précédent, je mentionnais que nos enfants suivent un programme américain pour le secondaire. En effet, aux États-Unis, le homeschooling est bien établi et plusieurs options s’offrent pour le secondaire. Ça va des programmes à distance, où l’on remet tout le contrôle de l’éducation à une école accréditée (donc à peu près la même chose que fréquenter une école en brique), à la simple reconnaissance des acquis, sans aucun cours officiel et sans supervision (liberté totale). Et pourtant, les deux approches permettent l’obtention d’un diplôme de high school (secondaire 6 donnant un accès direct à l’université). On est loin du contrôle étatique québécois.

Ceci dit, il y a quand même des pièges. Certains diplômes sont plus reconnus que d’autres, et plus on est contrôlé, plus la reconnaissance est élevée, et plus on paie cher!

Un programme comme American School of Correspondance est complet et reconnu. Ou encore Oak Meadow. Ils sont reconnus par l’une des six organisations régionales supervisant les écoles américaines, donc le plus haut niveau d’accréditation possible. Reconnaissance universitaire assurée.

D’autres écoles, comme Kolbe Academy, fournissent une éducation catholique classique très forte, mais permettent aux parents de modifier le programme à leur gré, selon les besoins de leur enfant. On y retrouve donc un programme exigeant, tout en gardant la liberté propre à l’éducation en famille. Par contre, l’accréditation est moins solide, ils sont reconnus par NAPCIS, un regroupement d’écoles catholiques, et non par une des six organisations régionales. Ils sont en pourparler pour être accrédité avec la WASC (Western Association of Schools and Colleges) mais ce n’est pas encore fait.

Encore plus libre, vous trouvez NARHS, où vous créez votre propre programme d’études, vous envoyez un portfolio à la fin de l’année qui sera évalué par des professeurs certifiés. Si tout est beau, ils sont en mesure de vous donner des crédits du Maine, et de transformer vos cours hors norme en ‘educalise’ (les termes si chers au ministère de l’éducation). NARHS a déjà été accusé d’être une usine à diplôme, mais le tout a été réglé, et NARHS est bel et bien reconnu, toutefois certaines universités peuvent émettre des doutes sur ce diplôme.

À l’autre extrême, vous avez les « diploma mills » qui ne sont pas à recommander. Caveat emptor, comme toujours.

Un diplôme américain ne vous donne pas accès au CEGEP car depuis peu, un étudiant ayant résidence au Québec doit obtenir un diplôme de secondaire québécois pour y accéder. Par contre, une telle limite n’existe pas pour les universités anglophones qui reçoivent passablement de demandes des homeschoolers américains. Pour égaliser les différences entre les diplômes, les universités vont demander de passer les SAT, et les SAT-II, des examens standardisés. Les résultats à ces examens comptent plus que les notes sur le relevé de notes. Le chemin du diplôme américain n’est donc pas à conseiller si le jeune a de la difficulté à se concentrer en examen.

Ceci dit, dans le quotidien, ça ressemble à quoi, aller chercher un diplôme américain? Chez nous, nous devons envoyer des examens quatre fois par année à notre superviseur. J’assume moi-même les corrections, et le superviseur vérifie ma justesse (mais ne corrige pas directement). Si je suis trop sévère, ou trop généreuse, il va me le pointer. J’ai aussi la liberté d’utiliser leurs examens, de les modifier pour ajuster à ce que nous avons réellement fait, ou d’en écrire à partir de zéro. J’ai à justifier mon approche par contre, ce n’est pas du ‘free for all’, et je dois m’assurer que les enfants travaillent vraiment à un niveau secondaire. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu de problèmes. Certains cours sont plus simples chez nous, car on ne veut pas y mettre le temps. On met l’emphase sur autre chose, comme le cours d’électronique, et le cours de latin (selon les désirs de mon fils).
En mathématiques, le parcours est différent de celui du Québec. C’est Algèbre 1 (en 8e), Géométrie, Algèbre 2, pre-calculus, et finalement calcul différentiel et intégral en 12e. En sciences, on parle de « physical science » en 8e, biologie, chimie, physique, et un cours plus poussé au choix en 12e. Donc, pas du tout la même approche qu’au Québec, où on fait un peu de tout à chaque année. L’important, c’est le résultat final. Certains enfants feront mieux avec une approche, et d’autres avec l’autre approche.

Programme GIMP

Mon fils qui termine son sec. 5 à la formation aux adultes à distance a beaucoup de talent. Il aime dessiner (sur feuille et sur ordi) et jouer au piano. Ces temps-ci, il travaille avec le programme GIMP sur l’ordinateur et il s’amuse en masse. Il a fait un deux superbes dessins avec ce programme et il s’est cloné, je ne sais combien de fois en faisant différentes actions. Je vous laisse sur ses oeuvres d’art :) .

Ben1 Ben2 Ben3 Dessin Ben Dessin Ben2